compétition samedi23 mai 2009

Le grand vide selon Gaspard Noé

Après le scandaleux «Irréversible», Gaspar Noé perd le bénéfice du doute

Réel génie ou charlatan? La question posée dans la matinée de vendredi par le Docteur Parnassus de Terry Gilliam a rebondi quelques heures plus tard sur le nouveau film de Gaspar Noé, Soudain le vide. L’inceste cru de Carne (1991), son prolongement via une plongée dans la tête d’un père extrémiste de droite (Seul contre tous, 1999) et l’hymne à la vie du scandaleux I rréversible (2002) ont permis à Gaspar Noé, cinéaste français né en Argentine, de conserver le bénéfice du doute: cet homme a le mérite de chercher de nouvelles formes narratives, autour de sujets délicats.

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