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Pharma mercredi 16 novembre 2011

Les employés de Novartis à Nyon votent la reprise du travail

ATS

Des employés de Novartis se réunissent pour entendre des discours dans la salle communale de Nyon ce mercredi 16 novembre 2011 devant le site de Novartis à Nyon-Prangins. (Keystone)

Des employés de Novartis se réunissent pour entendre des discours dans la salle communale de Nyon ce mercredi 16 novembre 2011 devant le site de Novartis à Nyon-Prangins. (Keystone)

Après une journée de débrayage à la fabrique Novartis de Prangins, le travail reprendra ce soir à 22h. Les 700 employés avaient décidé de durcir le ton après les «messages contradictoires» envoyés par la multinationale

Les employés de Novartis à Nyon-Prangins (VD) ont observé mercredi une grève d’avertissement d’un jour, fâchés des «messages contradictoires» envoyés par la direction. Le Conseil d’Etat vaudois est intervenu auprès du groupe bâlois pour clarifier la situation.

Le personnel refusait de reprendre le travail si Novartis continuait à présenter la fermeture du site comme irrévocable. Il voulait que ses propositions d’alternatives soient sérieusement examinées et évaluées sans a priori.

Mercredi matin, la production s’est arrêtée et une bonne partie des employés sous contrats individuels – administration, laboratoires et chercheurs – a suivi le mouvement, a expliqué Yves Defferrard, syndicaliste à Unia. Les employés du site – près de 700 personnes – étaient appelés à se réunir à la salle communale de Nyon.

Conseil d’Etat énergique

Pour calmer le jeu, le Conseil d’Etat vaudois est intervenu – «énergiquement» selon Unia – auprès de la direction bâloise. Il a obtenu la confirmation que Novartis allait «étudier de manière constructive et ouverte différentes pistes et alternatives».

«Dans ces conditions, le groupe de travail décidé lors de la rencontre du 11 novembre avec le conseiller fédéral Johann Schneider- Ammann peut commencer ses travaux», a constaté le Conseil d’Etat. Une première séance se tiendra au début de semaine prochaine, en présence du conseiller d’Etat Philippe Leuba.

Joe Jimenez à Nyon

Dans la journée, Novartis a publié un communiqué de presse où elle assure qu’elle «étudiera attentivement» toutes les propositions faites par les employés et les autorités. «La décision finale ne pourra être rendue qu’une fois ce processus achevé», a-t-elle dit.

L’entreprise annonce que le directeur général de Novartis Joe Jimenez «prévoit de rencontrer les employés du site de Nyon-Prangins le moment venu». Cette rencontre est l’une des revendications des employés nyonnais.

Pour l’heure, le CEO «prend personnellement part au processus de discussion avec les autorités». Novartis précise avoir engagé «un dialogue intense et constructif» avec le gouvernement vaudois et le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).

Reprise du travail

En milieu d’après-midi, le personnel nyonnais a suspendu sa grève, «suite aux garanties obtenues de Novartis par le bais du Conseil d’Etat vaudois», a expliqué Yves Defferrard. Le travail en production reprendra mercredi à 22h00, avec l’équipe de nuit.

«Mais le personnel a voté un deuxième avertissement: au besoin, à tout moment, il est prêt à repartir en grève», a averti le syndicaliste.

Fin octobre, Novartis a annoncé un plan de restructuration impliquant la suppression de 2000 emplois dans le monde, dont 760 à Bâle et 320 à Nyon. Ce plan implique la fermeture du site nyonnais.

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