Bien que supplanté par la photographie, le portrait peint fascine toujours et attire une clientèle désireuse de se voir représenter autrement. Ses amateurs apprécient la façon avec laquelle le genre flatte l'ego. Un art de la représentation à mi-chemin entre réalité et fantasme, pratiqué par des peintres, anciens stylistes ou designers, qui colle à l'époque.
Et si la perfection de l'imagerie numérique était l'ennemi de l'être? Quel charme subtil reste-t-il lorsque tout est donné à voir, sans cette paresse de l'œil qui voit flou lorsque l'objet est trop prêt ou en mouvement? Radiographiée jusqu'à l'os, la victime d'yeux artificiellement intelligents n'a plus qu'à s'en remettre aux logiciels de retouche d'images pour espérer gommer les imperfections impudiquement dévoilées au grand jour. Il existe pourtant d'autres palettes que celle de Photoshop. Celles du portraitiste censé sonder l'âme de son modèle pour la sublimer...|
Les archives du Temps sont en libre accès. Vous devez toutefois vous identifier pour accéder à l'article complet.
|