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Société et Sciences lundi 04 janvier 2010

A Shanghai, l’Expo de tous les superlatifs

(N.D)

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La Suisse sera présente en force à l’Exposition universelle

Cette fois, la Suisse viendra en force. A l’Exposition universelle de Shanghai, qui aura lieu du 1er mai au 31 octobre, le pays sera présent à double titre. D’abord, le pavillon national, plus massif que les précédentes installations helvétiques d’Aichi, au Japon, en 2005, et Saragosse il y a deux ans. A Shanghai, la Suisse emmènera les visiteurs dans une télécabine, parcourant l’imagerie urbaine avant de remonter vers des cimes alpestres.

En sus, les villes de Bâle, Genève et Zurich auront leur propre pavillon, dans la zone dédiée aux «bonnes pratiques urbaines». La ville est le thème de cette Expo de Shanghai.

Avec ce lourd appareillage, les Suisses réussiront-ils à attirer les visiteurs? La question va tarauder les 242 pays et organisations qui seront présentes dans la mégalopole chinoise. Etalée sur 5 km2, budgétisée – aux dernières nouvelles officielles, les chiffres n’étant pas mis à jour – à 4,5 milliards de francs, l’Expo universelle de 2010 s’annonce comme le festival des superlatifs. Les organisateurs escomptent 70 millions de visiteurs. Sans doute, ce record-là peut être déjà enregistré: l’afflux de classes d’écoles et de vacanciers est garanti.

Cette Expo sera aussi celle de toutes les questions. A l’heure où la Chine multiplie les coups de force – à Copenhague, puis après la récente exécution d’un citoyen britannique –, imposera-t-elle vraiment sa vision du «monde qui vient à Shanghai», comme le dit le slogan officiel à usage interne? Ou l’Expo universelle servira-t-elle de nouvelle plateforme de contestation du régime, à l’image des JO de 2008 à Pékin? Aussi vieillot qu’il paraisse, le dispositif des expos universelles va cette année, paradoxalement, retrouver tout son sens.

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