cinéma mardi9 février 2010

«Mars fait partie de notre destin»

Dans «The Marsdreamers», documentaire sur les écrans dès mercredi, le cinéaste zurichois affronte une nouvelle forme d’utopie

Pour une surprise, c’est une surprise. Si Richard Dindo, 65 ans, s’est imposé comme le plus important cinéaste documentaire de notre pays, c’est grâce à une suite rare dans les idées… qui ont pu parfois ressembler à des idées fixes. En gros, son œuvre tourne autour de trois axes qui se sont souvent recoupés: une remise en cause de la Suisse à travers le traitement qu’elle a réservé à ses dissidents (de L’Exécution du traître à la patrie Ernst S. à Interrogatoire et mort à Winterthour), le retour sur les mouvements révolutionnaires dans le monde (d’Ernesto Che Guevara, le Journal de Bolivie à Ni olvido ni perdón) et la passion pour la culture et ses figures d’exception (de Max Frisch, journal I-III à Qui était Kafka?).

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