L’expérience littéraire d’une guerre avec la morale
Rencontrer Jacques Chessex n’était pas un moment de tout repos. Il y avait chez lui quelque chose qui empêchait d’adopter le ton de la simple conversation, parce qu’il semblait toujours en arrêt. Il avait dans les poches des carnets sur lesquels il notait parfois un mot, un vers, une phrase. Un geste d’écrivain, de tous les écrivains peut-être à l’ère du stylo à plume. Ses derniers livres, brefs, percutants, ils les avait écrits sur des crimes. Sur le mystère de la morale, parce que la morale était son problème et c’est, entre autres, ce qui le rattachait à la littérature.|
Les archives du Temps sont en libre accès. Vous devez toutefois vous identifier pour accéder à l'article complet.
|