– L’Egypte ne veut pas importer le problème palestinien sur son territoire alors qu’elle est déjà confrontée à la menace des Frères musulmans.
– Ah! Eux ne veulent pas le problème palestinien et nous, nous devrions ouvrir des passages! Ce n’est pas notre problème, c’est le leur! Pourquoi y aurait-il une responsabilité morale d’Israël à ouvrir de tels passages alors qu’il n’y a plus un soldat israélien à Gaza et qu’il n’y a plus d’occupation?
– Le blocus freinait de facto l’approvisionnement de 1,5 million de Palestiniens. Il n’y a pas, côté égyptien, les infrastructures nécessaires pour acheminer l’aide internationale.
– Que le Hamas arrête de tirer, qu’il commence à construire, et on ouvrira des passages même sans lui demander de changer sa charte qui demande la destruction d’Israël.
– Vous étiez d’accord sur le but de la guerre et sur la manière dont elle a été menée?
– S’il y a eu de la brutalité, de l’agressivité de la part de l’armée israélienne, évidemment que je ne suis pas d’accord. Mais la question était: peut-on arrêter le feu des roquettes? Le but n’était pas de détruire le Hamas.
– Ce matin encore (vendredi) des roquettes ont été tirées depuis le sud de la bande de Gaza sur Israël.
– Ah bon.
– Faut-il à nouveau frapper Gaza?
– Non. Qu’est-ce que vous voulez? Que feriez-vous s’il y avait tous les cinq jours un tir de roquette sur votre bureau à Genève?
– Quelques voix – très rares – en Israël estiment qu’il y avait une marge de négociation avant de frapper pareillement. De toute façon, il faudra bien un jour parler avec le Hamas.
– Le Hamas ne veut pas parler avec nous.
– En ce moment, il y a des discussions entre le Hamas et Israël à travers l’Egypte.
– Oui, indirectement. Les Egyptiens supplient le Hamas d’arrêter le feu. Mais ils ne veulent pas. Vous ne comprenez pas que c’est une bande de voyous? Ils ne veulent pas parler avec nous et nous ne voulons pas parler avec eux car ils nient notre existence. Nous avons négocié avec l’OLP dès qu’il a reconnu l’existence d’Israël en 1988. Je ne dis pas que toutes les négociations ont réussi. Il reste le problème des réfugiés, de Jérusalem, etc.
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