Texte - +
Imprimer
Reproduire
comment les directeurs d’entreprise s’informent-ils? mercredi 03 août 2011

«M’informer est aussi un hobby»

(photo: keystone)

(photo: keystone)

Pierin Vincenz, le directeur de Raiffeisen, suit en continu l’actualité via téléphone mobile et tablette électronique

Faire face à l’abondance d’informations est un défi que relève volontiers Pierin Vincenz. Le directeur du groupe Raiffeisen fait partie de ces cadres qui suivent l’actualité dès les premières heures de la journée jusqu’à tard dans la soirée. «Savoir gérer la multitude de canaux d’informations est une compétence dont on doit disposer aujourd’hui», estime-t-il. «M’informer est aussi un peu un hobby», admet le directeur du troisième groupe bancaire suisse, soulignant qu’il aime connaître en premier les derniers développements de l’actualité plutôt que de les apprendre par ses collègues.

La journée «média» du patron des coopératives bancaires commence dès six heures du matin, au moment où il commence à lire ses courriels. Il enchaîne par la radio, puis la lecture de la presse, sous forme imprimée ou en ligne. Blackberry et iPad font partie de la panoplie des appareils électroniques qu’il emporte toujours avec lui. S’il lit fréquemment la presse avec ces nouveaux supports, il préfère néanmoins toujours le papier, «plus agréable» lorsqu’il s’agit de lire de longs articles.

En suivant l’actualité tout au long de la journée, trouve-t-il encore un intérêt à la presse écrite traditionnelle? «Oui», répond sans hésiter Pierin Vincenz, qui sélectionne les articles lui-même en fonction de ses intérêts. Il apprécie surtout les commentaires et les approfondissements de certains sujets et reste attaché à la presse régionale. «Les gens accordent beaucoup d’importance à ce qu’il se passe dans leur région. La diversité des publications est importante en Suisse», juge le Grison.

Membre de Facebook

A la tête d’une banque qui compte 3,4 millions de clients en Suisse, il compte parmi les rares Helvètes capables de lire dans les quatre langues nationales. Loin de se limiter à la seule presse alémanique, il lit aussi en français et en italien, surtout quand il est en déplacement en Suisse romande ou au Tessin. Sans oublier bien sûr le romanche, lorsqu’il est en vacances dans son canton d’origine.

Les réseaux sociaux? Pierin Vincenz s’y intéresse à la fois par curiosité personnelle et pour des raisons professionnelles. Depuis peu, il est membre de Facebook. «Même je n’y compte pas encore beaucoup d’amis», plaisante-t-il. Il juge important pour une banque comme Raiffeisen de réfléchir à la manière avec laquelle ces nouveaux outils peuvent être utilisés dans les contacts avec la clientèle.

Pierin Vincenz ne ressent pas le besoin de se déconnecter complètement de l’actualité. Même en vacances, il laisse son téléphone enclenché et consulte ses courriels.

Adepte des nouvelles techniques de communication, le patron juge néanmoins que «rien ne remplace le contact personnel». Il préfère le téléphone aux courriels, jugeant qu’il est plus difficile d’exprimer exactement ce que l’on veut par écrit. «Les SMS et les e-mails permettent d’intensifier les relations mais ne remplacent pas les contacts directs», conclut-il.

Reproduire
Texte - +