Micheline Calmy-Rey rencontre en janvier un des fils du colonel à Davos. En vain. Son «voyage humanitaire» en mai à Tripoli permet de nouveaux contacts, mais pas de revenir avec les otages. En juin, le DFAE suspend carrément les négociations en cours avec le premier ministre libyen pour permettre à Hans-Rudolf Merz de déployer ses propres efforts. Le président revient le 20 août d’un voyage express en Libye avec un accord controversé. Et toujours sans les otages.
Alors que les négociations diplomatiques sont dans l’impasse, l’idée que Pascal Couchepin, alors président de la Confédération, ait un contact téléphonique direct avec Mouammar Kadhafi fait son chemin. Mais un jour de novembre 2008, l’opération est avortée à la dernière minute, en raison de «réticences dans les deux camps», glisse-t-on prudemment à Berne. On apprendra plus tard que Pascal Couchepin avait auparavant adressé une lettre au colonel, restée sans réponse.|
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