Des plaintes sont déposées, puis retirées, par les deux employés de maison du couple Kadhafi, une Tunisienne et un Marocain. A visage couvert, ils racontent leur calvaire. «Œil pour œil, dent pour dent», prévient Aïcha, la sœur d’Hannibal. Quatre jours après l’arrestation du couple, deux Suisses sont emprisonnés en Libye. Et le dialogue de sourds entre Genève, Berne et Tripoli débute. Un comité indépendant ad hoc est mis sur pied par les deux pays, en vain: chacun reste campé sur ses positions.
Au cœur de l’affaire, les deux domestiques du couple Kadhafi, qui sont toujours à Genève. Dans la suite 345 du palace, la Tunisienne et le Marocain ont été roués de coups. Alors qu’Hannibal et Aline Kadhafi rejettent en bloc les accusations de leurs employés de maison, clamant qu’il s’agit d’une machination destinée à obtenir l’asile en Suisse, les domestiques décident de se confier à la presse le 18 juillet. Mais à visage couvert, et dans un lieu tenu secret. Car ils prennent la menace d’Aïcha Kadhafi très au sérieux: «Œil pour œil, dent pour dent!» a prévenu la veille l’unique fille du colonel face aux médias genevois. Ils savent qu’ils paieront leur audace, d’une manière ou d’une autre.|
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