Affaire Kadhafi
mardi1 septembre 2009
La rage et l’humiliation
D.S. Miéville
C’est l’histoire d’un conflit qui tourne vite très mal et qui se termine en un cauchemar diplomatique pour la Suisse et deux de ses citoyens pris en otage en Libye
Que se passera-t-il si les deux otages suisses ne sont pas revenus dans une semaine? A cette réponse posée au retour de son voyage controversé à Tripoli, le vendredi 21 août, Hans-Rudolf Merz avait répondu: «Je suis prêt à faire un deuxième voyage pour m’assurer qu’ils rentrent. Et si je n’y arrive pas, s’ils restent bloqués en Libye, alors je perdrai la face.» Le délai d’une semaine est dépassé depuis plusieurs jours. Un autre délai était en passe d’être dépassé lundi soir. Vendredi, le Département des finances affirmait détenir une garantie écrite du premier ministre libyen que les deux Suisses pourraient quitter le pays «avant la fin du mois».