La Fondation Beyeler, à Riehen, rend un magnifique hommage à Henri Rousseau (1844-1910), peintre autodidacte qui a influencé l’avant-garde, au début du XXe siècle
C’était un artiste plutôt réactionnaire, épris d’académisme et situant sa peinture aux antipodes des innovations de ses contemporains les impressionnistes. Comment Henri Rousseau est devenu, aux yeux de ses pairs d’abord, puis des historiens de l’art, un parangon du modernisme, voici ce que met en évidence l’exposition du centenaire, à la Fondation Beyeler près de Bâle. Une exposition riche d’une quarantaine de tableaux, en gros répartis selon trois thèmes ou genres: les portraits, les paysages français, de petit format, et les tableaux de jungle, souvent monumentaux. En guise de fil rouge, à suivre tout au long de la visite, le registre onirique dans lequel évolue l’artiste.|
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