Tennis dimanche7 juin 2009

L’homme qui devait être roi

Encombré d’un talent providentiel, Roger Federer était un surdoué turbulent, avant de devenir un champion ascétique. Eloge de la transcendance ordinaire

Une seule a vraiment compté. Une entre mille, entre toutes. Pas n’importe laquelle: une raquette magique. La dernière que Roger Federer ait molestée, la dernière qui ait écopé de ses névroses inavouables de surdoué cabochard. «Je l’ai cassée à Hambourg, en 2001. Ce jour-là, j’ai eu honte de mon comportement et j’ai décidé de changer.»

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