Bradley Birkenfeld est l’homme par qui tout a commencé. Il sera condamné vendredi en Floride. Reclus dans un appartement de Boston, il livre sa version de l’histoire
La tarentule s’est empêtrée dans sa toile. Bradley Birkenfeld, ancien gérant devenu l’âme damnée d’UBS, ne se voyait pas finir comme ça. «Tarantula», le pseudonyme qu’il s’était choisi pour contacter le bureau zurichois du Financial Times, en 2006, en disait long sur le venin qu’il avait à cracher. Il se rêvait alors en héros anonyme, tirant les ficelles et récoltant les fruits de ce qu’il percevait déjà, et à juste titre, comme un scandale sans précédent qui ruinerait la réputation de la plus grande banque de Suisse et porterait un coup mortel à un mythe national, le secret bancaire.|
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