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Ressources humaines vendredi18 juin 2010

Nouvelle typologie des salariés désengagés

(Dessin original de Wazem)

(Dessin original de Wazem)

Une étude britannique dresse le profil de plusieurs catégories d’employés qui ne donnent pas le meilleur d’eux-même. Elle trace aussi des pistes pour remotiver ces collaborateurs captifs de leur job.

Accroître la performance de l’entreprise en repérant les employés qui ne sont pas au sommet de ce qu’ils peuvent donner et en trouvant les moyens de les remotiver: c’est le rêve des dirigeants d’entreprise. Partant de ce besoin, rendu plus fort encore avec la crise économique, la société de conseil en ressources humaines britannique Chiumento a dressé le profil d’une catégorie de travailleurs qu’elle nomme les captifs de l’entreprise (corporate prisoners en version originale).

Ces employés manquent souvent d’engagement, mais ne quittent pas l’entreprise, prisonniers d’elle pour différentes raisons, économiques ou psychiques. «La récession et le manque de possibilité de changer d’emploi ont conduit à une forte augmentation de la proportion de travailleurs coincés dans la relation avec leur employeur, même si elle ne les satisfait plus», explique au Temps Ian Gooden, directeur exécutif de Chiumento.

Le rapport des consultants, publié en 2009 et actualisé ce mois, ainsi que la problématique qu’il soulève ont été présentés devant 80 responsables RH, le 10 juin dernier, à Genève et à Lausanne. C’était lors de deux manifestations organisées par le cabinet de gestion de carrières Von Rohr & Associates, qui collabore avec Chiumento. «En travaillant avec les entreprises sur la motivation des collaborateurs, nous avons pris conscience de l’existence de ce groupe d’employés, dont la situation n’est souvent pas reconnue», soulignent les auteurs du rapport.

Malaise croissant

«Nous côtoyons en permanence des responsables RH et constatons un malaise croissant parmi eux, renchérit Eva von Rohr, la directrice du cabinet. Tout le monde sait qu’il y a un problème d’engagement chez certains employés, mais jusque-là, il nous manquait un vocabulaire commun pour décrire le phénomène et l’analyser.» Mettre des mots sur le problème, c’est donc chose faite à travers une typologie de huit catégories de travailleurs captifs (lire ci-dessous): les fugitifs, les rentiers, les prisonniers économiques, de conscience et de circonstance, ainsi que les étoiles filantes, auxquelles viennent de s’ajouter deux nouveaux profils, les prisonniers institutionnels et les parrains. Toutes catégories confondues, l’étude estime à 50% la part des captifs en entreprise.



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