Le ténor allemand Werner Güra aborde le cycle de Schubert d’un souffle intimiste et feutré
Le Voyage d’hiver est traditionnellement le cycle des grands barytons. Hans Hotter (plus une basse, à vrai dire), Dietrich Fischer-Dieskau (jeune, surtout) et le tendre Wolfgang Holzmair y ont laissé des traces mémorables. Les ténors ont eu plus de mal à s’approprier ce chef-d’œuvre qui sonde le cœur meurtri d’un jeune homme, en quête d’un amour qui l’a déjà quitté au premier lied. Ernst Haefliger (Claves), Peter Schreier dans un enregistrement live très habité avec Sviatoslav Richter (Philips), et plus récemment Christoph Prégardien avec Andreas Staier (Warner) ont su rendre sa flamme visionnaire au cycle.|
Les archives du Temps sont en libre accès. Vous devez toutefois vous identifier pour accéder à l'article complet.
|