A Genève, le chanteur yé-yé est revenu sur la scène après 17 ans de silence pour livrer un concert dépourvu de grâce.
Aurait-il scellé un pacte avec le diable ? Serait-il désormais le nouveau Dorian Gray de la chansons française ? On pourrait le croire tant la scène gomme chez lui ces traces du temps écoulé qu’on devine quand on l’approche de trop près. Jacques Dutronc se porte comme un prince. A 66 ans, le Corse d’adoption est si fidèle à son image, si proche de ce que le public a retenu de ses années yé-yé, qu’on le croirait plongé dans un exercice réussi d’autoparodie. Lorsqu’il fait son apparition, dans la salle comble de l’Arena de Genève, c’est surtout d’une compression vertigineuse du temps qu’il est immédiatement question.|
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