Exposition samedi31 octobre 2009

James Ensor, le fantastique

Le Musée d’Orsay rend enfin sa place parmi les plus grands novateurs de la fin du XIXe et du début du XXe siècle à James Ensor, un inclassable frénétique, un fou de peinture solitaire qui vécut en marge des querelles d’écoles

Certains artistes sont inclassables parce qu’ils ne sont ni ceci ni cela, mais un peu tout à la fois, parce qu’ils se sont apparemment tenus à l’écart des querelles d’écoles et des jeux sociaux tout en s’y frottant quelquefois. James Ensor (1860-1949) est né à Ostende, il y a grandi, il y a vécu presque toute sa vie. A son époque, c’était une villégiature de bord de mer très prisée, surpeuplée en saison, dépeuplée le reste de l’année. Une petite métropole cosmopolite en habits de plage, ou une bourgade endormie qui se délurait sous les masques de kermesse, une fois par an. Dès son enfance, il en a observé la vie depuis la boutique de souvenirs qu’y tenait sa mère.

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