PRIX LITTERAIRE mardi6 novembre 2007

Un pâle Goncourt après Littell

Eléonore Sulser

«Alabama Song» de Gilles Leroy emprunte son héroïne et son style à l'histoire littéraire américaine. Un roman en demi-teinte élu par les jurés après bien des hésitations.

Alabama Song n'est pas qu'un air de Kurt Weill repris par les Doors ni même un roman américain mais le titre du Prix Goncourt 2007 décerné, hier, à Gilles Leroy (Mercure de France). Il n'a fallu pas moins de 14 tours de scrutin aux membres de l'Académie Goncourt pour s'accorder. Un temps de décision - ou plutôt d'indécision - qui indique qu'aucun auteur ne s'imposait véritablement; un temps de discussions qui trahit la faiblesse de cette cuvée 2007 par rapport à l'écrasante domination, en 2006, des Bienveillantes de Jonathan Littell, lui-même entouré de livres plus stimulants que ceux sélectionnés pour cette rentrée.

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