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Tennis samedi 14 janvier 2012

Federer: « Je peux à nouveau jouer à 100% »

Roger Federer à Melbourne (Keystone)

Roger Federer à Melbourne (Keystone)

La douleur musculaire au dos qui l’avait contraint à déclarer forfait avant sa demi-finale de Doha n’est plus qu’un mauvais souvenir pour Roger Federer. Le numéro trois mondial se sent d’attaque à la veille du coup d’envoi de l’open d’Australie. Extraits de sa conférence de presse

Parlez nous de votre forfait en demi-finale à Doha en raison d’une douleur au dos…

Ce fut une décision difficile à prendre. J’ai longuement réfléchi avant de la prendre. Mais c’était clairement la bonne. J’étais sous anti-inflammatoires pendant deux matches et j’avais mal. Cela ne rimait à rien de continuer à jouer. J’espérais que ça passerait rapidement. Ce ne fut pas tout à fait le cas. Je n’ai commencé à me sentir mieux que mardi dernier. Et aujourd’hui (samedi), c’était le premier entraînement où j’ai pu à nouveau jouer à 100%. Depuis hier, je n’ai plus aucune douleur. Tout est rentré dans l’ordre. Ce n’était heureusement qu’une contracture musculaire.

Quelle importance a pour vous la conquête de la place de numéro un en cette année 2012 particulièrement chargée ?

Ce n’est pas ma première priorité. Pour l’instant, c’est l’open d’Australie. Ce tournoi apportera déjà pas mal de réponses et me permettra de voir à quel point je suis près ou loin de la chose. Ce sera une année chargée, surtout avec l’enchaînement Roland Garros-Wimbledon- Jeux olympiques- US open. C’est là où j’espère vraiment jouer mon meilleur tennis. Et automatiquement, pendant cette période là, si tu arrives à en gagner 2 sur 3 ou 2 sur 4, il y a des points à prendre et le classement peut changer très vite. Mais de toute façon, il faut prendre les tournois les uns après les autres. Je pense que ce sont encore une fois les quatre meilleurs qui vont faire une bonne année. Mais je répète, l’open d’Australie va déjà donner pas mal d’indices sur ce à quoi ressemblera le top 10 en 2012.

John McEnroe pense qu’un court rapide vous avantagerait, notamment en cas d’une éventuelle demi-finale face à Rafael Nadal. Comment trouvez-vous la surface cette année ?

Je ne la trouve pas très rapide. C’est pour ça qu’il est important de bien construire le point, bien jouer avec les angles, bien utiliser les effets. A priori, le court est pareil que les deux ou trois dernières années. Je pensais qu’ils allaient essayer de l’accélérer un peu pour Bernard Tomic ou Lleyton Hewitt ou simplement pour l’intérêt général car ce n’est franchement pas très rapide. Et je trouve toujours dommage sur dur quand ça joue lentement. Cela dit, quand il va faire plus chaude ça va s’accélérer. Même si on sait très bien que les matchs décisifs se jouent souvent de nuit et là automatiquement, c’est plus lent. En ce qui me concerne, ce n’est pas un problème. C’est sur du dur assez lent que j’ai joué le meilleur tennis de ma vie. Ca va être physique. Bien construire les points sera la clé.

Ca fait deux ans que vous n’avez pas remporté de Grand Chelem. Cette dernière victoire ici vous paraît-elle loin ?

Non, ça ne me paraît pas loin. Lopez m’a demandé : « Elles ont quel âge tes filles, un an ? ». Et je lui ai dit : « Non, elles ont deux ans et demi ». Ma femme était enceinte à Wimbledon quand j’ai gagné contre Roddick et aussi quand j’ai remporté Roland Garros. Et ça me semble proche. Je les ai bien vécues ces deux années. Elles se sont quand même bien passées même si j’aurais évidemment bien voulu gagner un Grand Chelem. Il y a eu des éléments dans ce sens et d’autres contre. Pourquoi ça ne s’est pas fait ? Parfois c’était à cause de mon jeu, parfois à cause de l’adversaire. Mais j’ai eu deux bonnes saisons et je sais que je suis tout près, sinon j’aurais chuté beaucoup plus loin dans le classement. Le prochain Grand Chelem n’est peut-être pas loin. Ici, j’espère. On verra…

Est-ce que le fait d’avoir terminé l’année 2001 d’une aussi belle manière est un avantage ?

Je le pense. Je me sens en confiance quand je tape dans la balle. Je me vraiment bien et c’est une bonne chose. Cela m’est arrivé plusieurs fois de terminer l’année en beauté. Et à chaque fois, ça m’a aidé à avoir le bon état d’esprit pendant les vacances. J’ai souvent réussi à maintenir le « momentum » jusqu’au début de l’année suivante.

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