La Suisse devrait profiter du travail engagé à l’Organisation de coopération et de développement économiques pour contraindre les grands groupes à, notamment, évaluer les incidences négatives de leurs activités sur les droits de l’homme et à les prévenir
La régulation des multinationales est l’un des maillons faibles de la globalisation. Elle est inversement proportionnelle au pouvoir croissant des entreprises. Une correction s’impose. La révision des Principes directeurs de l’OCDE, qui a été concrètement lancée les 30 juin et 1er juillet à Paris, en offre l’occasion. Créés en 1976, actualisés en 2000, ces principes constituent l’ensemble de normes sociales et environnementales pour les multinationales le plus largement approuvé par les gouvernements. Leur potentiel est cependant sous-utilisé et ils souffrent de nombreuses faiblesses. Des carences relevées notamment par John Ruggie, représentant spécial des Nations unies pour les entreprises et les droits humains.|
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