schumann samedi6 février 2010

«Il se perd parfois, mais en beauté»

Jouer Schumann, c’est ausculter cette brèche qui fait la marque des poètes

Jouer Schumann, c’est ausculter cette brèche qui fait la marque des poètes. C’est soutenir un regard, le sien propre dans le reflet de la partition, et y percevoir la déchirure de l’altérité. Le pianiste Piotr Anderszewski est de ceux qui acceptent le pacte. Il pénètre comme peu d’autres la logique instable de l’Humoreske, des Chants de l’aube ou du Carnaval de Vienne, gravé récemment chez Virgin sur un live au Carnegie Hall.

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