C’est dans la villa Nussbühl, la maison de maître bâtie au début du siècle précédent à flanc de colline au-dessus de l’Aare, à un jet de pierre du centre de Thoune, que la splendide manufacture Haldimann Horology a élu domicile. Là où des clients du monde entier – des connaisseurs – viennent chercher depuis 1991 du très haut de gamme, des pièces uniques fabriquées presque intégralement sur place et dispensées au compte-gouttes, production artisanale oblige. (Ralf Baumgarten)
Beat Haldimann, le maître des lieux. Lauréat du Prix Gaïa 2009 – l’équivalent du Prix Nobel en horlogerie -, l’horloger de 48 ans emploie une petite dizaine d’ouvriers au milieu de machines anciennes. Aucun outil électronique. Quand il a commencé son apprentissage, il ignorait que nombre de ses ancêtres avaient été horlogers, depuis 1642. (Béatrice Devènes)
Quand Beat Haldimann s’efface dans le vestibule de sa maison-musée-manufacture où tout est impeccablement rangé, le regard du visiteur se porte immanquablement sur une ensorceleuse peu banale: la H101 Resonance Classic, une pendule à deux mouvements qui fonctionnent en résonance. Les vibrations synchronisées aux rythmes inversés ont un effet physique stabilisateur sur les deux mécanismes, qui ne sont reliés par aucune pièce. Avvec cette pendule, Beat Haldimann a posé les premiers jalons de sa vision iconoclaste de l’horlogerie: l’affichage de l’heure – minimaliste – est relégué au second plan. (Beat Haldimann)
Inventée par Breguet il y a plus de deux cents ans, personne ne savait plus faire cette pendule. En 1999, Beat Haldimann a été le premier à pouvoir la fabriquer à nouveau, comme un hommage à ses illustres prédécesseurs; une forme de démonstration de son respect envers l’art horloger et le savoir-faire ancestraux. En 2002, ila été reconnu comme l’un des 20 plus prestigieux horlogers au monde par la revue allemande Chronos et le magazine américain Watch Time. (Béatrice Devènes)
Le maître horloger porte une H1, un tourbillon volant central créé en 2002. Une montre hypnotisante, comme pour détourner l’attention avant de perpétrer un hold-up d’envergure, le braquage du temps. (Béatrice Devènes)
Toute la maison est en harmonie avec les objets, patiemment cherchés, qui s’y trouvent. Au sous-sol, une pointeuse Pfeiffer des années 40 a perdu sa fonction première. Depuis qu’elle a été «améliorée» par l’horloger, elle sonne deux fois par jour, le matin et l’après-midi. Elle est là pour rappeler aux employés les pauses dans la journée. (Ralf Baumgarten)
«Les gens doivent avoir beaucoup de temps, prendre celui de venir ici, dit l’horloger. Il faut accepter notre rythme en arrivant chez nous. Car on vit autrement. Il faut être capable d’attendre une réponse à un e-mail. Il arrive souvent que le téléphone sonne dans le vide. Avec l’urgence et la vitesse, on risque de perdre l’essentiel.» (Béatrice Devènes)
La H8, une montre qui n’offre rien d’autre que la danse captivante de son tourbillon central, flottant en majesté au-dessus du cadran. Sans aucune indication de la mesure du temps. (Valentin Blank)
Beat Haldimann présente cette année à Bâle la H9 Reduction, un chronomètre qui n’affiche pas le temps qu’il mesure, pas plus qu’il ne dévoile le mouvement qui l’anime. Une œuvre d’art de poignet à en oublier le temps et qui, dans les miroitements vernissés de sa glace noire, reflète le monde qui l’entoure. (Valentin Blank)
C’est dans la villa Nussbühl, la maison de maître bâtie au début du siècle précédent à flanc de colline au-dessus de l’Aare, à un jet de pierre du centre de Thoune, que la splendide manufacture Haldimann Horology a élu domicile. Là où des clients du monde entier – des connaisseurs – viennent chercher depuis 1991 du très haut de gamme, des pièces uniques fabriquées presque intégralement sur place et dispensées au compte-gouttes, production artisanale oblige. (Ralf Baumgarten)
Beat Haldimann, le maître des lieux. Lauréat du Prix Gaïa 2009 – l’équivalent du Prix Nobel en horlogerie -, l’horloger de 48 ans emploie une petite dizaine d’ouvriers au milieu de machines anciennes. Aucun outil électronique. Quand il a commencé son apprentissage, il ignorait que nombre de ses ancêtres avaient été horlogers, depuis 1642. (Béatrice Devènes)
Quand Beat Haldimann s’efface dans le vestibule de sa maison-musée-manufacture où tout est impeccablement rangé, le regard du visiteur se porte immanquablement sur une ensorceleuse peu banale: la H101 Resonance Classic, une pendule à deux mouvements qui fonctionnent en résonance. Les vibrations synchronisées aux rythmes inversés ont un effet physique stabilisateur sur les deux mécanismes, qui ne sont reliés par aucune pièce. Avvec cette pendule, Beat Haldimann a posé les premiers jalons de sa vision iconoclaste de l’horlogerie: l’affichage de l’heure – minimaliste – est relégué au second plan. (Beat Haldimann)
Inventée par Breguet il y a plus de deux cents ans, personne ne savait plus faire cette pendule. En 1999, Beat Haldimann a été le premier à pouvoir la fabriquer à nouveau, comme un hommage à ses illustres prédécesseurs; une forme de démonstration de son respect envers l’art horloger et le savoir-faire ancestraux. En 2002, ila été reconnu comme l’un des 20 plus prestigieux horlogers au monde par la revue allemande Chronos et le magazine américain Watch Time. (Béatrice Devènes)
Le maître horloger porte une H1, un tourbillon volant central créé en 2002. Une montre hypnotisante, comme pour détourner l’attention avant de perpétrer un hold-up d’envergure, le braquage du temps. (Béatrice Devènes)
Toute la maison est en harmonie avec les objets, patiemment cherchés, qui s’y trouvent. Au sous-sol, une pointeuse Pfeiffer des années 40 a perdu sa fonction première. Depuis qu’elle a été «améliorée» par l’horloger, elle sonne deux fois par jour, le matin et l’après-midi. Elle est là pour rappeler aux employés les pauses dans la journée. (Ralf Baumgarten)
«Les gens doivent avoir beaucoup de temps, prendre celui de venir ici, dit l’horloger. Il faut accepter notre rythme en arrivant chez nous. Car on vit autrement. Il faut être capable d’attendre une réponse à un e-mail. Il arrive souvent que le téléphone sonne dans le vide. Avec l’urgence et la vitesse, on risque de perdre l’essentiel.» (Béatrice Devènes)
La H8, une montre qui n’offre rien d’autre que la danse captivante de son tourbillon central, flottant en majesté au-dessus du cadran. Sans aucune indication de la mesure du temps. (Valentin Blank)
Beat Haldimann présente cette année à Bâle la H9 Reduction, un chronomètre qui n’affiche pas le temps qu’il mesure, pas plus qu’il ne dévoile le mouvement qui l’anime. Une œuvre d’art de poignet à en oublier le temps et qui, dans les miroitements vernissés de sa glace noire, reflète le monde qui l’entoure. (Valentin Blank)