A la Comédie de Genève, Christophe Perton livre une version haletante de la dernière pièce de Bernard-Marie Koltès. Avec parfois un excès de cris qui étrangle le texte, mais toujours une flamboyante énergie
Pour Bernard-Marie Koltès, Roberto Zucco, le personnage, n’était pas le meurtrier en série que Roberto Succo, le vrai, a laissé dans la mémoire du fait divers. Mais «un héros mythique comme Samson ou Goliath, monstres de force abattus finalement par un caillou ou une femme», notait l’auteur peu avant de mourir, il y a vingt ans. A la Comédie de Genève, le Français Christophe Perton ajoute une nouvelle figure à la liste antique: Icare et son envol qui le propulse si près du soleil que le rebelle se brûle les ailes. Ces héros de terre ou d’éther ont la même fonction. Sortir Zucco de l’anecdote sanglante pour en faire un emblème, cher à Koltès, de la transgression.|
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