Valais lundi30 novembre 2009

Quel prix pour le tourisme? Un dilemme valaisan

Une votation ne se gagne ni ne se perd dans les coups de gueule – faut-il dire les coups bas – de campagne comme le Valais en a vécu ces dernières semaines. Elle se joue dans la nature rassembleuse d’un projet. Celui porté par Jean-Michel Cina souffrait manifestement d’une grosse carence en la matière. Le verdict sec de ce dimanche illustre deux faiblesses. L’incapacité des politiciens valaisans à défendre une réforme qu’ils ont jugée nécessaire devant le parlement cantonal. Et le fossé qui règne entre la classe politique et la population. Même le camp bourgeois, qui fait généralement la loi en Valais, n’a pas été suivi dans ses consignes de vote. Peut-on en vouloir au contribuable de ne pas signer ce qu’il considère comme un chèque en blanc? Evidemment que non. Mais après sept ans de multiples tentatives de consensus au Grand Conseil qui ont écarté tous les modèles de financement, il reste un constat préoccupant. Le Valaisan, aujourd’hui propriétaire de résidence secondaire, hier chef d’entreprise potentiellement ponctionné sur son chiffre d’affaires par une taxe de promotion touristique, demain contribuable grevé par un centime additionnel ou un nouvel impôt, qui sait, semble n’avoir toujours pas acquis l’intime conviction de devoir payer davantage pour un tourisme fort et décomplexé qui vaut 25% du PIB cantonal. X. F.

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