La méthode de l’UDC pour revitaliser l’armée
Un fossé. C’est ce qui sépare Ueli Maurer, en fonction depuis seulement trois mois, de Samuel Schmid, son prédécesseur. Le Bernois s’évertuait à nier que l’armée traversait une crise profonde, s’attirant les foudres du parlement. Une attitude désormais révolue au DDPS. Le Zurichois a choisi de pointer lui-même du doigt les incohérences dans son département, pour mieux afficher sa volonté de remettre de l’ordre. Depuis, c’est toute une administration qui se découvre une nouvelle motivation à la suite de son chef. Armée XXI s’apparente aux travaux d’Hercule. Le patron de la Défense s’y attelle en déployant les instruments d’un vrai UDC: plus d’économies, moins d’échelons administratifs, etc. Ce faisant, il s’épargne les attaques de son parti. Même la gauche, à l’exception de ses écarts en matière de collégialité, peut difficilement lui adresser des reproches. Toutefois, Ueli Maurer n’a pas encore eu à traverser de crises ou à prendre de véritables décisions. Or c’est là que l’on pourra juger sa véritable valeur. Abordera-t-il ces épreuves avec le même pragmatisme que l’on entraperçoit aujourd’hui? En tous les cas, la résignation de Samuel Schmid appartient au passé.|
Les archives du Temps sont en libre accès. Vous devez toutefois vous identifier pour accéder à l'article complet.
|