Exposition mardi24 novembre 2009

Les oubliés de l’histoire de l’art suisse

Le musée d’art du Valais rend justice aux peintres de l’abstraction expressive qui, des années 1950 au milieu des années 60, tenaient chez nous le haut du pavé et défendaient un art proche des abstraits parisiens et américains

L’histoire de l’art n’est pas un récit continu dont on retiendrait tous les épisodes. Il arrive que l’un d’entre eux soit oublié. C’est ce qui est arrivé aux protagonistes de l’abstraction expressive en Suisse et particulièrement en Suisse romande. Ils étaient célèbres et respectés dans années 1950 jusqu’au milieu des années 60. Ils ne sont plus qu’un petit paragraphe dans une histoire reconstituée où l’art de notre pays semble passer des ancêtres comme Ferdinand Hodler, Augusto et Giovanni Giacometti ou Cuno Amiet à la bascule vers l’art contemporain dans les années 1970, avec pour seule transition ce qui serait le «vrai» style suisse, celui de l’art concret dominé idéologiquement par Max Bill et picturalement par Richard Paul Lohse. Le musée d’art du Valais, à Sion, propose de redécouvrir une quinzaine de peintres dont les œuvres gravitent autour de l’abstraction lyrique parisienne, de l’expressionnisme abstrait new-yorkais, ou de ce qu’on appelait aussi à l’époque le tachisme.

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