Le célèbre économiste Jeffrey D. Sachs justifie sa «thérapie de choc» pour créer un marché qui a, selon lui, fait ses preuves en Pologne. A l’inverse, la dérive russe est la démonstration, non d’une faillite des préceptes économiques mais de l’incurie politique
Son nom est indissociable des réformes économiques de l’ère post-soviétique. En 1990, Jeffrey D. Sachs, alors professeur à Harvard, conseille les autorités polonaises, puis Moscou de 1991 à 1993, ainsi que d’autres Etats de l’Europe de l’Est. Avec une fortune diverse et un héritage qui fait toujours débat. Connues sous le nom de «thérapie de choc» ou «big bang», ses recettes prônaient une rupture radicale – par opposition à une transition graduelle – avec l’économie planifiée pour embrasser l’économie de marché et ainsi arrimer l’Europe de l’Est à l’Europe occidentale. Privatisation, retrait de l’Etat, maîtrise de l’inflation, négociation de la dette, le célèbre économiste assume aujourd’hui son approche tout en se distanciant d’un courant ultralibéral auquel il avait été associé par ses détracteurs.|
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