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changes vendredi 28 mai 2010

Le démenti de la Chine fait rebondir l’euro

LT

Pékin a contesté vouloir réduire son exposition à la monnaie unique, comme l’écrivait le «Financial Times»

La Chine a démenti, et tous les marchés se sont repris. Mercredi, le Financial Times écrivait que le plus grand détenteur de réserves de changes au monde s’interrogeait, sans citer ses sources, sur son portefeuille d’obligations en euros, laissant entendre qu’il pourrait se défaire d’une partie. A la suite de la parution de l’article, la monnaie unique a chuté à 1,2167 dollar, son plus bas niveau depuis 2006.

«L’article est totalement infondé», a répliqué jeudi matin Pékin, qui détiendrait pour 630 milliards de dollars, selon le FT. Le démenti a profité à l’euro, qui est immédiatement remonté dans la foulée de l’annonce. En fin de journée, il a même repassé le seuil de 1,23 dollar. «Ce qui est surtout révélateur dans cet épisode, c’est qu’aujourd’hui on a l’impression que la nervosité sur les marchés financiers est telle que n’importe quelle rumeur est colportée et donne lieu à des mouvements dans les prix des actifs financiers», a commenté Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France interrogé à ce sujet sur la télévision LCI.

La monnaie unique a reçu un autre appui, l’approbation jeudi d’un programme d’austérité en Espagne, relève un cambiste. Les députés espagnols ont voté, d’une voix, le plan d’austérité du gouvernement socialiste. Ce plan, qui vise à réaliser 15 milliards d’euros d’économies, inclut une baisse de salaire pour les fonctionnaires dès juin et un gel des retraites en 2011 afin d’accélérer la réduction des importants déficits publics du pays.

Le marché actions en profite

Le démenti de la Chine a porté au-delà du marché des changes. Les places boursières européennes ont terminé la séance sur des gains supérieurs à 3% à Londres, Paris ou Francfort. A Zurich, la bourse a clôturé en hausse de 2,2%. «La Chine a affirmé qu’elle restait un investisseur à long terme en Europe, ce qui a apaisé les inquiétudes sur une aggravation de la crise de la dette de la région», a expliqué Al Goldman, de Wells Fargo Advisors. A la mi-séance, les Etats-Unis étaient aussi en hausse.

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