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Tuerie de Daillon jeudi 03 janvier 2013

Selon Yvan Perrin, «la loi fédérale sur les armes est insuffisante»

(Marcel Bieri/Keystone)

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Yvan Perrin, conseiller national UDC, souhaite une révision de la législation

La loi fédérale sur les armes est largement insuffisante pour prévenir de tels drames, juge le conseiller national UDC et ancien inspecteur de police Yvan Perrin. Il souhaite qu’une révision de la loi soit entreprise sous l’égide du Département fédéral de justice et police.

Alors que la commission de politique de sécurité du Conseil national doit examiner lundi une motion pour un contrôle plus sévère des armes militaires, Yvan Perrin estime que l’on a trop négligé le danger que représentent les milliers d’armes civiles ou démilitarisées, souvent non déclarées, qui circulent en Suisse. Même si les polices cantonales se sont engagées à échanger leurs informations pour constituer une sorte de registre des armes à l’échelle nationale, il y a trop de lacunes dans la loi, estime Yvan Perrin. D’une part, l’application de la loi fédérale est du ressort des polices cantonales, avec des pratiques diverses. D’autre part, les bureaux cantonaux des armes n’ont qu’une vision approximative de qui possède quoi.

Si l’achat d’armes de poing chez un armurier doit obligatoirement être déclaré, il n’en va pas de même pour les armes longues (fusils, mousquetons). De plus, il est facile d’acheter une arme par petites annonces ou lors d’une bourse aux armes. «Même si cela va créer davantage de bureaucratie, nous devons absolument faire en sorte que l’on sache exactement qui possède quoi. Cela vaut la peine si on peut ainsi sauver des vies», estime Yvan Perrin.

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