Après dix ans de succès, la styliste Jane Mayle dénonce le rythme effréné de l’industrie textile
Ce jour-là, Jane Mayle est arrivée de New York avec ses souvenirs sépia, des images de films de la Nouvelle Vague, quelques lettres griffonnées, une brassée d’imprimés fleuris, des graffitis et le sourire de Monica Vitti. Des bribes de son univers en pièces détachées sont collées au gros ruban adhésif noir sur un mur de la boutique Septième Etage, à Genève. Un carambolage de couleurs, d’impressions et d’idées, à l’image de la dernière collection que la créatrice de mode a conçue pour son label du même nom, Mayle. Ce printemps, la styliste a fermé la boutique qu’elle avait ouverte il y a dix ans dans le quartier new-yorkais de Nolita, et qui a accompagné son ascension dans la mode. Elle a aussi décidé de cesser d’alimenter cette industrie textile en pleine mutation, dont les excès ont fini par la lasser.|
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