L’affaire en cours ne constituerait que la «pointe de l’iceberg» en matière de matches manipulés et de fraude sur Internet. Après la réunion de l’UEFA à Nyon hier, plongée dans la fange du ballon
Ils étaient tous réunis, mercredi, au siège de l’UEFA à Nyon. Extra bleu ciel sur les rives du Léman, tendance orageuse dans les hautes sphères. L’instance faîtière du football européen a «invité» les représentants des neuf fédérations (Suisse, Turquie, Bosnie, Allemagne, Belgique, Croatie, Hongrie, Slovénie et Autriche) directement concernées par l’affaire des 200 matches truqués. Primo, dans un but d’information sur l’enquête en cours; secundo, pour éviter la tempête, le chaos total. «Quand on connaît le score d’un match à l’avance, ça enlève pas mal de sel. Si on laisse les choses aller comme ça, ce sera la mort du foot», va même jusqu’à redouter Nicolas Giannakopoulos, président de l’Observatoire du crime organisé à Genève.|
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