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Justice mardi 13 novembre 2012

Cinq ans de prison pour deux des agresseurs au sabre

ATS

(Dessin original de Gilles Lepore)

(Dessin original de Gilles Lepore)

Cinq des sept hommes qui étaient jugés par le Tribunal criminel de Genève ont été acquittés faute de preuves tangibles

A Genève, cinq des sept hommes qui étaient jugés pour une agression au sabre et au couteau ont été acquittés mardi par le Tribunal criminel, faute de preuves tangibles. Les deux autres accusés ont été condamnés à 5 ans de prison pour tentative de meurtre.

La représentante du Ministère public, qui avait requis contre les sept accusés des peines allant de 7 à 12 ans de prison pour tentative d’assassinat, n’avait pas encore décidé, à l’issue de l’audience, si elle allait recourir contre le jugement.

Des multirécidivistes

Les accusés ainsi que la victime ont tous le même profil. Il s’agit de personnes d’origine arabe, sans permis de séjour et sans domicile, qui, selon la formule consacrée, sont défavorablement connus des services de police.

Le Tribunal criminel n’a pas pu s’appuyer sur les déclarations contradictoires et évolutives de la victime. Il n’a pas non plus pu tenir compte des déclarations des prévenus, «toutes dénuées de force probante».

Bien que la présence des accusés sur les lieux de l’agression ait été établie, les éléments à disposition des juges n’ont pas permis d’affirmer que cinq des sept prévenus ont participé à l’attaque. Dans le doute, le Tribunal criminel a donc choisi de les acquitter.

Pas une tentative d’assassinat

Pour les deux autres accusés, les juges en sont restés à la tentative de meurtre et non à la tentative d’assassinat. Aux yeux du tribunal, ni le mobile, ni la sauvagerie de l’acte n’ont atteint le niveau requis pour que soit retenu le qualificatif d’assassinat.

Les deux prévenus condamnés ont échafaudé et participé à un plan commun pour agresser à Plainpalais, une nuit d’août 2011, un homme de 25 ans. Leur faute est lourde et ils ont fait preuve d’un certain mépris pour la vie d’autrui, a noté le tribunal.

Le fait que la victime, qui a reçu un coup de sabre à la tête, n’est pas morte, résulte de la chance et non de l’intention des agresseurs, ont estimé les juges. Ces derniers ont tenu compte, pour fixer la peine, des antécédents judiciaires des deux accusés.

Un guet-apens

Le jeune homme de 25 ans qui a été agressé ce soir d’été est tombé dans un vrai traquenard. Il a d’abord été contraint par des hommes qui le poursuivaient de s’engouffrer dans une galerie marchande peu fréquentée. Ses agresseurs l’attendaient à la sortie.

La victime a été entourée et privée de toute échappatoire. Elle a reçu des coups de pied, de poing et d’armes blanches. Tombé à terre, le jeune homme a néanmoins pu se relever, sortir de la mêlée et prendre la fuite. Les mobiles de l’agression restent obscurs.

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