Le metteur en scène François Marin monte avec poésie «Pacamambo». A voir au Petit Théâtre à Lausanne
Cette image, on ne l’oublie pas. C’était vendredi passé au Théâtre du Crochetan, à présent au Petit Théâtre de Lausanne. Sur la scène nue, une jeune fille – jouée avec une justesse remarquable par Caroline Althaus – se recroqueville sur elle-même, sommée par le psy (Nicolas Rossier) d’expliquer pourquoi elle a veillé des jours durant le cadavre de sa grand-mère, terrée dans la cave à côté de son chien. La douleur est indicible, la plaie, encore béante. Puis, la révolte éclate. La fillette va dire combien elle en veut à la Lune de lui avoir ravi sa grand-mère chérie. «Tu crois que la mort a le droit de nous pourrir la vie?» crie Julie à son chien, rejouant devant nous ces longues heures passées auprès de Marie-Marie (Geneviève Pasquier), dont on ne verra jamais la dépouille.|
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