Le modèle des agences nationales, dont l’ATS en Suisse, est remis en question par la crise des médias et la circulation pas toujours contrôlée des nouvelles sur Internet. Mais la presse, les gouvernements et les citoyens peuvent-ils se passer de ces «grossistes de l’information» apparus au XIXe siècle? Pas sûr
L’Agence télégraphique suisse… La référence au télégraphe dans l’intitulé de l’agence nationale helvétique d’information est le signe que le modèle de cet organisme ne remonte pas à hier, ni même à avant-hier. Comme l’américaine Associated Press ou la britannique Reuters, l’ATS a été créée au XIXe siècle, avec les technologies et les idéaux de ce siècle. Pour s’assurer une source d’information fiable, rapide et indépendante, les éditeurs de journaux se regroupaient en des coopératives qui fournissaient de l’information à des clients qui n’étaient autres qu’eux-mêmes.|
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