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banque mardi 05 février 2013

UBS a bouclé 2012 sur une perte nette de 2,51 milliards de francs

ATS

(Reuters)

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UBS a terminé 2012 sur une perte nette de 2,51 milliards de francs, contre un bénéfice net de 4,14 milliards l’année précédente. La perte pour le 4e trimestre se monte à 1,89 milliard

Comme attendu, UBS a clôturé le 4e trimestre et l’année 2012 sur une lourde perte. Conséquence des charges liées à sa restructuration et des provisions constituées pour régler le scandale du Libor, la grande banque a essuyé l’an passé une perte nette de 2,51 milliards de francs.

Le débours résulte également de pertes sur propre crédit, a précisé mardi UBS. Pour mémoire, UBS avait bouclé l’exercice précédent sur un bénéfice net de 4,14 milliards de francs, un montant réduit de près de moitié par rapport aux 7,53 milliards engrangés un an auparavant.

Sur le seul 4e trimestre 2012, le numéro un bancaire helvétique a plongé dans le rouge à hauteur de 1,89 milliard de francs, après un résultat négatif de 2,14 milliards entre juillet et septembre. Durant le 4e trimestre 2011, UBS avait engrangé un bénéfice net de 319 millions.

Comme déjà annoncé, la perte subie au 4e trimestre illustre en grande partie les provisions de 2,08 milliards constituées au titre de frais juridiques et de questions réglementaires. Empêtrée dans une nouvelle affaire, UBS s’est engagée à verser 1,4 milliard de francs en amendes et restitutions de bénéfice afin de mettre un terme aux enquêtes concernant la manipulation du taux Libor.

Nouvelles charges de restructuration

A ces provisions sont venues s’ajouter des charges nettes de restructuration de 414 millions. Ces coûts, qui ont entraîné une perte nette de 2,17 milliards au 3e trimestre, sont eux liés à l’accélération de la restructuration de sa banque d’affaires, Investment Bank (IB), annoncée fin octobre 2012. Avec ce redimensionnement, UBS prévoit de ramener d’ici 2015 son effectif total à quelque 54’000 salariés, soit 10’000 de moins.

Le débours essuyé au 4e trimestre résulte également d’une perte sur propre crédit de passifs financiers désignés à la juste valeur de 414 millions de francs. Par ailleurs, UBS a enregistré une charge d’impôts de 66 millions sur la période sous revue, contre un crédit de 394 millions trois mois auparavant.

Dans son activité clef de gestion de fortune, UBS indique avoir enregistré de solides afflux nets d’argent frais, lesquels se sont hissés au total à 46,9 milliards de francs, contre 35,6 milliards en 2011. UBS précise avoir continué de drainer des flux soutenus dans la région Asie-Pacifique, dans les pays émergents ainsi que du côté de la clientèle très fortunée.

Les activités de gestion de fortune en Suisse, ont elles affiché des afflux net de capitaux de 4,2 milliards de francs, 1,8 milliard de plus qu’un an auparavant. Celles basées en Amériques, soit la division Wealth Management Americas, ont recueilli 22,1 milliards de dollars d’argent frais, 8 milliards de plus qu’en 2011.

Dividende accru de moitié

Pour la banque Bordier, il s’agit des résultats en apparence meilleurs qu’attendu, mais obtenus grâce à des «réaménagements». En réalité, les divisions opérationnelles ont été faibles, surtout la gestion de fortune, selon l’analyste Loïc Bhend,

La division banque d’investissement d’UBS à elle seule affiche une perte avant impôts de 557 millions de francs au 4e trimestre, après une perte de 2,86 milliards au trimestre précédent. Malgré ces chiffres rouges, UBS recommandera le versement d’un dividende augmenté de 50% à 15 centimes par action.

L’établissement s’attend pour l’année en cours à un exercice toujours difficile, dans un environnement sur lequel continuent à peser les problèmes liés à la dette souveraine en Europe et les questions budgétaires non résolues aux Etats-Unis.

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