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Succession de Pascal couchepin mardi 15 septembre 2009

Les socialistes veulent faire la transparence

Le président du PS, Christian Levrat, s’est engagé vendredi soir lors de l’émission Arena, à la télévision alémanique, à rendre public le score réalisé devant le groupe parlementaire socialiste, ce mardi, par les candidats à la succession de Pascal Couchepin.

Le président du PS, Christian Levrat, s’est engagé vendredi soir lors de l’émission Arena, à la télévision alémanique, à rendre public le score réalisé devant le groupe parlementaire socialiste, ce mardi, par les candidats à la succession de Pascal Couchepin.

Il a confirmé au Temps vouloir indiquer combien de suffrages se sont portés sur les candidats que soutiendront les membres du groupe. Son but est de faire apparaître la responsabilité de l’UDC dans le choix final, le PS pouvant assurer également celui d’Urs Schwaller ou de Didier Burkhalter.

Une transparence inhabituelle

Christian Levrat part de l’idée que les élus de son groupe seront sincères dans l’expression de leur préférence mardi et, dans leur très grande majorité, ne voteront pas différemment mercredi quand il s’agira d’élire le nouveau conseiller fédéral.

Une telle transparence reste inhabituelle. Contrairement à l’interprétation qui a pu en être faite, le président du PS n’est cependant pas allé jusqu’à évoquer le souhait que soient rendus publics les votes des membres du groupe socialiste lors des scrutins mercredi devant l’Assemblée fédérale.

«Favorable sur le principe»

Une telle proposition n’aurait pas été compatible avec la loi sur le parlement, qui prescrit que les conseillers fédéraux sont élus à bulletin secret. Ils l’ont d’ailleurs toujours été et cette règle s’applique à toutes les élections auxquelles procède le parlement, notamment à celle des juges fédéraux. Chaque parlementaire reste évidemment libre de révéler lui-même son propre vote, mais cette décision ne peut lui être imposée par un tiers – fût-ce par le groupe au sein duquel il siège au parlement.

La conseillère nationale socialiste vaudoise Ada Marra se déclare favorable en principe à la transparence prônée par le président de son parti. «Mais cela peut être concrètement un désavantage si nous sommes les seuls à pratiquer la transparence et que cela nous met en position d’infériorité par rapport à nos adversaires», reconnaît-elle.

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