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LHC mardi 14 février 2012

Le CERN met les bouchées doubles pour traquer le boson de Higgs

ATS

Les scientifiques du centre de recherches ont décidé lundi d’accélérer le rythme de leurs expériences afin d’établir d’ici la fin de l’année si le boson de Higgs existe ou non. Cette particule élémentaire pourrait avoir joué un rôle crucial dans la formation de l’univers

Le centre de recherche du CERN, l’organisation européenne pour la recherche nucléaire, souhaite parvenir à une conclusion claire avant que le «Grand collisionneur d’hadrons» (LHC), installé sous la frontière franco-suisse, ne ferme ses portes fin 2012, pour une durée de 20 mois, afin d’être modernisé.

L’existence du boson de Higgs, surnommé la «particule de Dieu», a été postulée dans les années 1960 par le Britannique Peter Higgs et par d’autres physiciens, mais elle n’a jamais été démontrée. Selon une théorie, ce boson aurait permis la formation des étoiles, des planètes et de la vie, en donnant une masse à la majeure partie des particules élémentaires.

Dans les 27 km de boyaux souterrains du LHC, deux faisceaux d’énergie sont projetés l’un vers l’autre, ce qui provoque des collisions de particules recréant de façon expérimentale ce qui est censé s’être produit une fraction infinitésimale de seconde après le «Big Bang», voici 13,7 milliards d’années. Trois fois plus de données

En augmentant l’énergie de chaque faisceau (de 3,5 TeV à 4 TeV), les scientifiques obtiendront trois fois plus de données à partir des dizaines de millions de collisions quotidiennes, indique le Cern.

En décembre, deux équipes de chercheurs au CERN ont annoncé avoir séparément observé des «signaux» du boson de Higgs lors de collisions à l’intérieur du LHC.

Mais ces deux équipes ont besoin de recueillir suffisamment de renseignements avant de pouvoir annoncer officiellement la découverte du boson – ou de conclure au bout d’un compte qu’il n’existe pas.

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