Obama et le commencement par le Verbe
Ce n’étaient que des mots, pourrait-on dire. Oui, bien sûr, ce n’étaient que des mots mais ils étaient d’une telle honnêteté, d’un tel bon sens, d’une telle bonne volonté, que Barack Obama a forcé, jeudi, au Caire, le respect du monde arabo-musulman, et pas seulement de ses capitales
Ce n’étaient que des mots, pourrait-on dire. Oui, bien sûr, ce n’étaient que des mots mais ils étaient d’une telle honnêteté, d’un tel bon sens, d’une telle bonne volonté, que Barack Obama a forcé, jeudi, au Caire, le respect du monde arabo-musulman, et pas seulement de ses capitales. Avec des réserves mais secondaires, même le Hamas a aussitôt parlé d’un «changement tangible», d’un «ton pondéré et exempt du langage de la menace» et ce président s’est ainsi imposé, par le Verbe, en médiateur irrécusable au moment même où la crainte des islamistes et de l’Iran pousse les capitales arabes à vouloir, enfin, régler le conflit israélo-palestinien.
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