l’avis de l’expert jeudi4 mars 2010

Le débat sur la peine de mort n’est pas clos

Philippe Currat avocat docteur en droit

Deux colloques tenus à Genève, dont le 4e Congrès mondial contre la peine de mort, sont propices à un état des lieux de la cause abolitionniste, tant dans les pays autoritaires que démocratiques. L’occasion aussi d’une réflexion sur le sens de la peine. Par Philippe Currat, avocat, docteur en droit

Deux colloques se sont tenus à Genève, le premier consacré à l’influence de la jurisprudence des droits de l’homme sur le droit pénal (international) et, à quelques jours d’intervalle, le Congrès mondial contre la peine de mort. Son abolition est acquise en Suisse, les arguments de Hugo, Camus ou Koestler sont connus, le combat de Badinter semble porter toujours plus loin. La conviction affichée est que l’abolition universelle est envisageable plus vite qu’on ne la rêvait. Le débat est-il pour autant complètement clos, doit-il s’axer sur les pays rétentionnistes, se limiter à la peine de mort? La perspective des deux colloques autorise quelques réflexions nouvelles.

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