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Monde lundi 20 février 2012

Marine Le Pen attaque Nicolas Sarkozy

LT

La cheffe de file du Front national a clairement désigné son adversaire lors d’un rassemblement à Lille dimanche, qui se tenait presque au même moment que celui de Nicolas Sarkozy à Marseille.

«Les Français doivent le sanctionner avec une immense fermeté et ne même pas lui permettre d’être au second tour de la présidentielle», a-t-elle martelé en parlant du président, brandissant un carton rouge, à la manière d’un arbitre sur un terrain de football. Ses supporters, environ 2000 selon les organisateurs, ont agité à leur tour des cartons rouge, criant «Dehors, dehors!» dans une ambiance électrique.

«Révolte populaire»

«Je suis la voix du peuple», a déclaré Marine Le Pen en écho aux propos de Nicolas Sarkozy qui veut «être le candidat du peuple de France». La candidate de l’extrême droite, créditée de 15 à 19% des suffrages au premier tour, voit d’un mauvais œil la droite venir ratisser sur son terrain. Près de la moitié de son discours d’une heure a consisté à attaquer le président sortant, qu’elle a qualifié de «candidat de la France morte». Le «candidat des puissants devenu par un coup de baguette médiatique le candidat du peuple». Entre populisme et patriotisme, elle a appelé à plusieurs reprises son audience à la «révolte populaire» et s’est présentée en défenseur d’une République «charnellement française».

«Candidat de la banque»

Marine Le Pen n’a pas épargné François Hollande, l’associant au chef de l’Etat. «Il n’y a plus ni droite, ni gauche mais deux candidats de la banque et de la finance», a-t-elle dit, se présentant comme la seule candidate opposée au «libéralisme mondialisé».

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