Ce week-end, 30'000 visiteurs fêteront le yodel à Planfayon, dans la partie germanophone du canton de Fribourg. Avec un budget de 800'000 francs, les organisateurs attendent 2400 chanteurs, joueurs de cor des Alpes et lanceurs de drapeaux.
Bulle, en Gruyère, accueillait la fête fédérale des sonneurs de cloches. Estavayer-le-Lac, dans la Broye, a été désignée en mars pour accueillir la fête fédérale de lutte suisse en 2016 avec un budget de 20 millions de francs. Et l'an prochain, la grande Poya d'Estavanens reviendra en Gruyère. Elle a lieu tous les 10 ans.
«Fribourg est presque un spécialiste des traditions en Suisse, comme le sont les deux Appenzell», rigole Adolf Kaeser, directeur de l'office du tourisme de Planfayon. Il existe 15 clubs en Suisse romande, soit environ 450 chanteurs. Dans tous le pays, ils seront aux alentours de 12'000.
A Fribourg, ce sont surtout les germanophones qui chantent. Sur 15 clubs, 12 sont en Singine et dans le district du Lac. Un autre a ses quartiers à Bellegarde, la seule commune alémanique de la Gruyère. Preuve de la vivacité du yodel, la Suisse compte 800 clubs et environ 12'000 chanteurs.
L'envie de voir des traditions à Fribourg – et par là donc l'envie des Fribourgeois de répondre à ces attentes en montrant leurs traditions –, ne sont pas nouvelles. Déjà en 1896, à l'Exposition nationale suisse à Genève, les organisateurs recréent une fausse montagne et une cascade, avec surtout des armaillis
Dès leurs débuts, radios et télévisions montreront aussi cette représentation de Fribourg, avec de nombreux sujets sur les alpages, les vaches, la nature, l'agriculture.
Pour Isabelle Raboud Schüle, directrice du Musée gruérienne, «avec ces grandes mises en scène, on s'intéresse à un certain nombre de choses qu'on sent peut-être un peu menacées dans une vie qui évolue dans une direction où elles n'ont pas forcément beaucoup de place.»
Pour Georges Godel, président du gouvernement, les traditions vont dans la droite ligne du slogan du canton: «High Tech in the Green», une nature préservée, proche des ses traditions et ouvertes à l'implantation de grandes sociétés à haute valeur ajoutée.
Tous les métiers se côtoient autour du yodel: paysans, industriels, commerçants, etc. «En campagne, les chanteurs sont jeunes, souligne Christian Jungo, le chef de chœur. Ailleurs, comme à Genève, à Berne ou dans le canton de Vaud, les chanteurs avoisinent les 70 ans.
Ce week-end, 30'000 visiteurs fêteront le yodel à Planfayon, dans la partie germanophone du canton de Fribourg. Avec un budget de 800'000 francs, les organisateurs attendent 2400 chanteurs, joueurs de cor des Alpes et lanceurs de drapeaux.
Bulle, en Gruyère, accueillait la fête fédérale des sonneurs de cloches. Estavayer-le-Lac, dans la Broye, a été désignée en mars pour accueillir la fête fédérale de lutte suisse en 2016 avec un budget de 20 millions de francs. Et l'an prochain, la grande Poya d'Estavanens reviendra en Gruyère. Elle a lieu tous les 10 ans.
«Fribourg est presque un spécialiste des traditions en Suisse, comme le sont les deux Appenzell», rigole Adolf Kaeser, directeur de l'office du tourisme de Planfayon. Il existe 15 clubs en Suisse romande, soit environ 450 chanteurs. Dans tous le pays, ils seront aux alentours de 12'000.
A Fribourg, ce sont surtout les germanophones qui chantent. Sur 15 clubs, 12 sont en Singine et dans le district du Lac. Un autre a ses quartiers à Bellegarde, la seule commune alémanique de la Gruyère. Preuve de la vivacité du yodel, la Suisse compte 800 clubs et environ 12'000 chanteurs.
L'envie de voir des traditions à Fribourg – et par là donc l'envie des Fribourgeois de répondre à ces attentes en montrant leurs traditions –, ne sont pas nouvelles. Déjà en 1896, à l'Exposition nationale suisse à Genève, les organisateurs recréent une fausse montagne et une cascade, avec surtout des armaillis
Dès leurs débuts, radios et télévisions montreront aussi cette représentation de Fribourg, avec de nombreux sujets sur les alpages, les vaches, la nature, l'agriculture.
Pour Isabelle Raboud Schüle, directrice du Musée gruérienne, «avec ces grandes mises en scène, on s'intéresse à un certain nombre de choses qu'on sent peut-être un peu menacées dans une vie qui évolue dans une direction où elles n'ont pas forcément beaucoup de place.»
Pour Georges Godel, président du gouvernement, les traditions vont dans la droite ligne du slogan du canton: «High Tech in the Green», une nature préservée, proche des ses traditions et ouvertes à l'implantation de grandes sociétés à haute valeur ajoutée.
Tous les métiers se côtoient autour du yodel: paysans, industriels, commerçants, etc. «En campagne, les chanteurs sont jeunes, souligne Christian Jungo, le chef de chœur. Ailleurs, comme à Genève, à Berne ou dans le canton de Vaud, les chanteurs avoisinent les 70 ans.