Réactions vendredi26 février 2010

«Sa disparition marque la fin d’une époque»

Bernhard Mendes Bürgi, directeur du Kunstmuseum de Bâle, Gilli Stampa, galeriste et James Koch, directeur commercial de la Fondation Beyeler, tous évoquent la passion et la rigueur d’un homme qui a profondément influencé le monde de l’art

■ Gilli Stampa, galeriste à Bâle depuis plus de quarante ans (Galerie Stampa)

«Quelle triste nouvelle! C’est un homme qui a bien sûr marqué notre propre travail de galeriste à Bâle. Car Ernst Beyeler avait une personnalité très charismatique et généreuse qui s’investissait bien au-delà de ses propres intérêts. Prenez simplement Art Basel, dont il fut l’un des instigateurs, ou sa Fondation. Il a toujours eu ce souci d’assurer un cadre de qualité à cet art qui le passionnait. Il avait ce flair de collectionneur pour la création de sa génération, et il a su par la suite s’entourer de personnes adéquates pour garantir une pérennité à son travail. Même si nous n’avions pas les mêmes orientations dans nos choix artistiques, il était capable de transmettre son énergie et son savoir-faire. Ce qui m’a aussi toujours impressionnée, c’est la collaboration qui s’était mise en place avec son épouse, Hildy. Certes c’est lui que l’on voyait davantage en public mais elle était essentielle dans son travail. La Bâle culturelle leur doit énormément. Je leur tire mon chapeau bien bas».

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