Tempête dans le verre d’eau du robinet facturé par le restaurateur
Michel Kostecki
Michel Kostecki,professeur à l’Institut de l’entreprise de l’Université de Neuchâtel, montre que les restaurateurs et cafetiers font une politique de marketing à trop court terme quand ils facturent à leurs clients le service minimum de l’hospitalité
En sciences de gestion comme en médecine, analyser les pathologies s’avère fréquemment plus utile que d’étudier les situations de pleine santé. La pratique de certains restaurateurs et cafetiers suisses, qui est de faire payer l’eau du robinet consommée lors d’un repas, constitue en ce sens un cas d’école en marketing des services. Si d’une part, un tel procédé est controversé et rencontre souvent l’opposition des consommateurs, il est intéressant, d’autre part, de s’interroger sur son avantage pour le restaurateur lui-même. Une telle stratégie comporte-t-elle un intérêt sous une perspective marketing? Permettra-t-elle au gestionnaire d’un établissement gastronomique d’augmenter son profit, ou bien, au contraire, peut-on l’envisager comme n’étant qu’un simple autogoal?
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