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vie numérique vendredi 17 février 2012

Super Bowl et copyright

(AFP)

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Plus de 111 millions de téléspectateurs aux Etats-Unis et 12’000 tweets par seconde dans les dernières minutes de la rencontre, le Super Bowl est l’un des événements sportifs le plus médiatisé au monde. Surtout, un formidable support publicitaire pour les marques, enjeu de batailles juridiques féroces sur la propriété intellectuelle de la compétition

Les logos imprimés sur les casques des joueurs, la musique diffusée lors des spots publicitaires, le nom «Super Bowl» lui-même, la National Football League (NFL) serait-elle paranoïaque quand il s’agit de défendre sa propriété intellectuelle? A en juger par l’avertissement diffusé avant chaque spot publicitaire lors du dernier Super Bowl, la ligue nationale de football américain mène une guerre agressive pour défendre son droit de diffusion et d’utilisation de l’événement. Gare à ceux qui voudraient l’usurper.

Avec plus de 111 millions de téléspectateurs aux Etats-Unis et 12’000 tweets envoyés par seconde dans les dernières minutes de la rencontre, la finale du Championnat national de football américain est davantage un événement publicitaire que sportif pour lequel les annonceurs déboursent 4 millions de dollars (3,6 millions de francs) les 30 secondes de passage à l’antenne.

Le Super Bowl s’est conclu cette année sur une victoire à l’arrachée des New York Giants sur les New England Patriots. Mais le vrai match a eu lieu en coulisses entre avocats. Au coup de sifflet final, la NFL a multiplié les accusations de plagiat et les menaces de procès à l’encontre des sites internet qui ont diffusé «illégalement» la rencontre en streaming.

La NFL avait pourtant pris des mesures drastiques. Une semaine avant la finale du Super Bowl, les agents du FBI ont fermé 16 sites internet spécialisés dans la diffusion illégale d’événements sportifs en streaming et 291 sites commercialisant des articles de sport contrefaits. L’opération baptisée «Operation Fake Sweep» (le nom d’une tactique de football américain) visait à saisir les noms de domaine des plateformes internet susceptibles de violer les droits de la NFL. En lieu et place des sites figurent désormais des avertissements sur les risques encourus en cas de violation de copyright et des vidéos sur les dangers de la piraterie.

Ironie de l’histoire, le quarterback Tom Brady, joueur phare des Patriots, a admis avoir regardé le Super Bowl en streaming l’année dernière à partir d’un site pirate, alors qu’il était blessé. Croyez-moi, cet aveu n’a pas fait rire la NFL.

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