migrations mercredi10 février 2010

L’épineuse question du renvoi des requérants déboutés vers des pays qui les veulent pas

La Suisse tente de signer de nouveaux accords de réadmission avec des pays qui peinent à reprendre des clandestins ou requérants déboutés. Des négociations souvent difficiles dont l’efficacité n’est pas toujours palpable

Le renvoi des étrangers est décidément un thème à la mode. Alors que PLR et PDC s’escriment à ficeler un contre-projet direct à l’initiative de l’UDC «pour le renvoi des étrangers criminels» (LT du 27.01.2010), les autorités suisses cherchent parallèlement des solutions pour mieux expulser clandestins et requérants déboutés. Et l’un des défis majeurs est de convaincre les pays récalcitrants, africains surtout, de signer des «accords de réadmission». Ces accords, souvent conclus après d’âpres négociations, sont-ils vraiment efficaces pour lutter contre la migration illégale? Même l’Office fédéral des migrations (ODM) admet qu’il est «difficile d’en quantifier l’efficacité».

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