Le Conseil fédéral encadre le label helvétique de règles strictes et contraignantes
«Nous ne sommes jamais allés aussi loin dans la protection du «Swiss made». Cette décision du Conseil fédéral est le pas le plus important dans ce domaine depuis presque vingt ans.» Le président de la Fédération horlogère (FH), Jean-Daniel Pasche, ne tarissait pas d’éloges mercredi après la publication du projet législatif baptisé «Swissness». Le projet soumis au parlement devrait protéger à l’avenir beaucoup plus drastiquement les biens et services vraiment nationaux, lesquels génèrent au moins 6 milliards de francs de revenus additionnels grâce au seul label helvétique. Deux grandes règles se dégagent: l’une pour les denrées agricoles et alimentaires transformées et l’autre pour les produits industriels. Dans le premier cas, le «Swiss made» ne sera décernable que si au moins 80% de la matière première (mesurée par le poids) provient du pays. Pour les machines, montres et autres couteaux, la règle sera que 60% au moins du prix de revient devra être réalisé en Suisse.|
Les archives du Temps sont en libre accès. Vous devez toutefois vous identifier pour accéder à l'article complet.
|