«Deadline» au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, les œuvres de douze artistes se sachant condamnés par la maladie dans un délai prévisible
Tout le monde sait qu’il va mourir, presque toujours sans savoir à quelle heure; quelques-uns n’ont pas cette chance et ils se demandent pourquoi. Sous le titre Deadline, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris réunit les dernières œuvres réalisées par douze artistes à partir du moment où ils ont appris qu’ils allaient disparaître à une échéance prévisible. Jeunes comme Absalon (1964-1993), un peu moins jeunes comme Martin Kippenberger (1953-1997), ou vieux comme Willem de Kooning (1904-1997). L’âge n’est pas en cause, mais la conscience que le moment arrive, la manière dont cette conscience se traduit dans une œuvre déjà féconde et dit alors la durée qui reste à vivre. Les douze artistes ont cette expérience en commun. Pour le reste, ils sont tous différents. Peintres dans la continuité de l’histoire de l’art, chacun avec ses partis pris et parfois ses excès (Martin Kippenberger, Willem de Kooning, Joan Mitchell, Hans Hartung, Jörg Immendorff et Gilles Aillaud). Photographes (Robert Mapplethorpe et Hannah Villiger). Installateurs (Absalon, James Lee Byars, Chen Zhen, Felix Gonzales-Torres).|
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