vie privée

Fond d’écran, dis-moi qui je suis... Portraits

Ma vie au fond de mon écran

«Mon fond d’écran, c’est une photo que j’ai faite moi-même. Cela fait deux ou trois ans qu’elle est là. Je ne m’en lasse pas parce qu’elle est neutre, et en même temps apaisante, rafraîchissante. Un fond tout blanc pourrait aussi me convenir, mais cela fait une lumière trop agressive. Un gris neutre serait mieux pour mon travail, mais je trouve cela trop ennuyeux. Ce bleu ciel, finalement, convient parfaitement à mes yeux. C’est une photo, mais elle fonctionne comme un motif abstrait. Comme il m’arrive de faire des présentations publiques avec cet ordinateur, je ne pourrais pas mettre une image trop personnelle.» Yuri Suzuki est Japonais et vit à Londres. Il est venu à Lift pour présenter un projet artistico-informatique de conversion des couleurs en notes de musique. Designer de formation, il est aussi enseignant. (Eddy Mottaz)

«Mon fond d’écran, c’est une capture d’image d’un film de George Romero, des zombies dans un supermarché. Je l’ai mise là parce que j’adore les films d’horreur. Mais je change assez souvent. Avant, j’avais juste, sur fond noir, un slogan qui disait «Question Fucking Everything» [en français: «Tout remettre en question, putain», ndlr]. Et d’autres fois, je laisse aussi un fond complètement noir. Ca donne l’impression de faire table rase. Alors oui, on peut dire que mon fond d’écran est un peu le reflet de ma personnalité ou de mon humeur.» Carine Bigot vit à Genève, où elle étudie au département «Media design» de la Haute école d’art et de design (HEAD). Elle est venue à Lift dans le cadre d’un projet d’étude. (Eddy Mottaz)

«Mon fond d’écran, c’est une photo de moi, assis devant un Bouddha. Elle a été prise pendant mon dernier voyage en Birmanie. Ca ne fait pas longtemps qu’elle est là. Je change assez souvent de fond d’écran. Juste avant, j’avais mis une image trouvée sur Internet d’une ville en Inde que j’ai le projet de visiter bientôt. Mais la plupart du temps, j’utilise des photos de mes voyages. C’est une manière de m’évader, de me souvenir de bons moments, mais aussi de me rappeler mes ambitions qui, pour le moment, sont très liées au voyage» Morgan Coudray vit à Lausanne. Il est venu à Lift pour présenter sa société, Shop Alive, active dans la visualisation 3D. (Eddy Mottaz)
«D’habitude, personne ne voit jamais mon fond d’écran, puisqu’il y a toujours des fenêtres de codes ouvertes devant. Cette image-là, je l’ai mise il y a deux jours, parce qu’elle m’a fait rire. C’est une parodie de couverture de livre des éditions O’Reilly, des livres spécialisés en langages informatiques. Comme je passe beaucoup de temps à coder, et qu’il m’arrive parfois de boire beaucoup… bref, vous comprenez? A vrai dire, c’est plutôt rare que j’aie un fond d’écran. La plupart du temps, il reste gris.» Théo Reichel vit à Genève. Il est venu à Lift pour accompagner une classe d’étudiants dans le cadre d’un projet. (Eddy Mottaz)
«C’est une photo de la NASA qui montre la Terre de nuit. Je l’ai en fond d’écran depuis plus de deux ans. J’aime cette vue d’ensemble, on y voit les parties «illuminées» du monde, les plus connectées, les plus industrialisées. Et puis ça me parle parce que j’ai une vie plutôt globalisée. Je suis originaire du Canada, je vis actuellement en Europe, et, pour ma thèse de doctorat, j’ai passé beaucoup de temps en Corée du Sud. Sur mon ordinateur précédent, j’avais aussi une mappe monde, qui indiquait les fuseaux horaires.» Florence Chee vit en Autriche. Elle est venue à Lift pour une conférence sur les communautés de «gamers» sud-coréens. (Eddy Mottaz)
«C’est une photo de mes deux sœurs et moi, prise juste avant que je parte une année en Australie. Cela fait au moins un an qu’elle me sert de fond d’écran. Avant, j’avais une photo de mon ex et moi. Et encore avant, une photo rigolote de ma grande sœur. C’est un ordinateur dont je me sers pour tout, je me déplace beaucoup avec. Cela ne me dérange pas que les gens voient ces photos personnelles. Elles n’ont rien de privé. Celle-ci, par exemple, je l’ai aussi mise sur Facebook» Lucie Pellegrini vit à Genève et vient de terminer des études de technicienne en mesures physiques. Elle est venue à Lift pour tenir un stand de librairie. (Eddy Mottaz)
«En fond d’écran, j’utilise un diaporama aléatoire de photos que j’ai prises pour mon travail. Chaque fois que j’allume mon ordinateur, une nouvelle image apparaît. Celle-ci a été prise à Paris pour un repérage. Je travaille dans le cinéma. Mon fond d’écran, je m’en sers comme d’un laboratoire. J’aime pouvoir faire résonner ces images aléatoires avec mon travail en cours. En 1990, quand je n’avais pas d’ordinateur, j’étalais mes photos sur mon bureau. Avec la même idée de rappel et de mise en lien avec le présent.» Ulrich Fischer vit à Genève. Il est venu à Lift pour présenter le travail de sa société de production, C-Side Prod. (Eddy Mottaz)
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