Humour

Carlos Henriquez déteste tout le monde

Le comédien vide son sac dans son spectacle «Vide-grenier»

Dans une autre vie, Carlos Henriquez a été Fernand, vieillard mauvais comme la gale au sein du trio d’humour Les Peutch. Depuis cinq ans, le Biennois mène aussi une carrière solo avec plusieurs spectacles «stand up». Créé en 2011, «I bi nüt vo hie» racontait en switzerdütsch à quel point le comédien haïssait, pour rire, les Suisses allemands. Dans «Vide-Grenier» son nouveau one-man-show, il explique désormais comment il déteste tout le monde. La petite vieille qui paye ses courses en petite monnaie, l’hypocrisie des vapoteurs, les vide-greniers proclamés déchetterie des bobos, les courgettes qui poissent et le chanteur Renaud à qui Carlos Henriquez voue une haine tenace «depuis toujours et ça bien avant qu’il ait une tessiture à une seule note.»

Vide-grenier, c’est donc un exutoire, un spectacle où le comédien déballe sa vie, son œuvre, en vidant son sac. Seul en scène et à l’aise sur son plateau, Carlos Henriquez joue aussi sur le contraste entre son physique de bon gars débonnaire et les énormités qui peut en sortir, ferraillant tout à trac contre les enfants, ses ex (qu’il semble avoir nombreuses) et le troisième âge, son punching-ball récurrent. Sans oublier le sexe forcément et deux trois saillies scato, mais pas trop. Le tout est entrecoupé d’interludes oulipiens en texte et en vidéos. Des clins d’œil en film muet qui montrent que même dans les rêves, le réel peut tourner au cauchemar. «Vide-grenier», c’est une heure et quart de sketches bien sentis et assez drôles dont le rapport au vécu résonne chez le public assis dans la salle. «Je suis plus lâche que con, et ça ma souvent bien aidé dans la vie», raconte Carlos Henriquez. Comme beaucoup de monde.


«Vide-grenier», prochaine date le 24 mars à Renens. Rens: www.carlos.li

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